Alain PITAULT

Dévelopements informatiques sur mesure


Près de 40 ans d'expérience

Oui, j'ai découvert l'informatique en 1971, à la Faculté des Sciences d'Orléans, alors que j'étais étudiant en DUES (l'ancêtre du DEUG). L'ordinateur, un PDP8, était un parallélépipède d'environ un mètre de long, où s'alignaient des "clés" surmontées de lumières qui clignotaient plus ou moins. Point d'écran ni de clavier, l'interactivité était assurée par une console ressemblant aux machines à écrire de l'époque.

On y tapait son programme dans un langage qui préfigurait déjà le BASIC et, après le "Run" fatidique et un temps de réflexion, la machine nous répondait bruyamment un message d'erreur et, parfois même, le résultat attendu ! Que d'émerveillements devant une équation du second degré enfin résolue ou un ensemble d'astérisques traçant le contour d'une parabole ou d'une sinusoïde amortie !

Parfois, la machine surmenée "plantait" et il fallait recharger le système d'exploitation à l'aide d'un ruban perforé. Cela prenait une vingtaine de minutes !

Et puis je suis entré à l'observatoire de Meudon, d'abord comme étudiant. J'ai appris le FORTRAN. Fini l'interactivité, bonjour la programmation, la vraie !

Les programmes étaient des piles de cartes perforées soigneusement assemblées par un élastique. Gare à l'éparpillement ! Car chaque carte représentait une ligne de programme et il y en avait parfois plusieurs centaines. On devait taper ses cartes soi-même à l'aide d'une perforatrice mécanique dotée d'un clavier. A chaque faute, il fallait retaper la carte car il était impossible de reboucher les mauvais trous.

Chacun déposait son paquet de cartes dans un casier de la salle de calcul où un opérateur venait le prendre pour le passer dans la machine.
On retrouvait son paquet le lendemain dans le même casier, enveloppé comme un casse-croûte dans un listing qui contenait le résultat tant attendu ou l'horripilant "was not run because of condition codes".

Ce résultat était presque toujours un tableau de nombres représentant la solution d'une équation différentielle obtenue par une méthode de "Monte Carlo" ou de "Runge-Kutta" et prévoyant, en principe, la propagation d'un rayonnement dans un milieu ionisé ou le comportement d'un système à N corps. Cela constituait le lot de bien des astrophysiciens, et le mien, puisque ma thèse de doctorat fut entièrement basée sur un programme informatique dont les moyens actuels permettraient la mise au point en quelques jours seulement.

Mais le monde scientifique est impitoyable et je n'ai pu y faire mon trou. En septembre 1983, lassé par trop de vicissitudes, je suis revenu dans mon Berry natal. Six mois plus tard, le Conseil Général, présidé à l'époque par le maire de ma commune, voulait démocratiser l'informatique et organiser, en collaboration avec l'Université de Tours, une formation ouverte à tous, jeunes et adultes. On fit appel à moi, pour mon expérience passée.
Mais c'en était fini des cartes perforées et des calculs scientifiques, j'ai découvert la micro, les disquettes, le BASIC et la gestion d'entreprise. J'ai appris autant que j'ai pu enseigner, et je reconnais avoir éprouvé beaucoup de plaisir à partager mes connaissances nouvelles et mon enthousiasme avec bien des gens de mon département.

Cette situation n'a malheureusement pas survécu aux élections cantonales de 1985. Exit "l'Université pour Tous". Pour échapper à l'ANPE, j'ai créé, avec un ancien élève, IFA, une petite SSII de Châteauroux qui devait, à l'origine, poursuivre le travail de formation informatique mais dont l'activité s'est vite étendue au développement de logiciels et à la vente de matériel. C'est là que j'ai découvert MULTILOG®, un outil fabuleux pour une époque où les développeurs n'avaient guère d'autre choix que DBASE®, le TURBO PASCAL® ou le sempiternel BASIC.

Comme MULTILOG équipait presque toutes les administrations françaises, les préfectures de l'Indre et de la Haute Vienne faisaient largement appel à mes services. Je fournissais aussi des corps de métiers aussi différents que la blanchisserie, la dératisation ou l'artisanat du bâtiment.

Et puis l'informatique a encore évolué et Windows est entré en scène.

Dès lors, MULTILOG est apparu ringard. Certes, je me suis toujours arrangé pour que mes applications aient une interface utilisateur plus branchée, basée sur le concept NOUVEAU - RECHERCHE - MODIFICATION - SUPPRESSION. J'ai toujours rendu inaccessible le menu standard de MULTILOG pour le remplacer par un menu personnalisé, compréhensible par l'utilisateur. J'ai toujours transformé les messages bizarres de bas d'écran, faits de ">>>ESC-RETURN<<<", en instructions claires. Et surtout j'ai toujours cloué le bec au bip tonitruant qui retentissait chaque fois que le doigt dérapait un peu sur le clavier... Mais pas d'interface graphique ni de souris, ni, non plus, de sécurité car les fichiers se détérioraient à la moindre coupure de courant et parfois même tout seul!

En décembre 1992, Microsoft présenta au Palais des Congrès de Paris, ACCESS®, son nouveau SGBD. J'avais trouvé le successeur de MULTILOG, la Préfecture de l'Indre fut mon premier client ACCESS au cours de l'année 1993. A l'époque, je travaillais sur un pauvre 386 SX tournant à 16 MHz et muni d'une RAM de 6 Mo. Il fallait 45 secondes pour ouvrir un formulaire en mode création, de quoi rendre fou plus d'un informaticien !

Les applications Access version 1.xx étaient surtout constituées de macros. Malgré le peu de commodité, j'ai tout de même réalisé, pour EDF/GDF, une application de devis et facturation des travaux d'installations et de raccordements au réseau. Celle-ci a été utilisée dans quatre antennes EDF du département de l'Indre pendant quatre ans, jusqu'à son remplacement par un logiciel spécifique national.

Puis vint ACCESS 2.0 et la programmation par code, presque déjà du VBA! J'ai réalisé de grosses applications, pour la Préfecture de l'Indre, une entreprise générale du bâtiment et surtout un groupement d'entreprises d'insertion de Roanne qui fut un excellent client à cette époque.

C'est aussi pour ce client que je fis mes premières armes dans le développement d'applications EXCEL®. D'abord avec les bonnes vieilles macros d'EXCEL 4, puis avec le VBA, le vrai, qui fut introduit d'abord sur le fameux tableur avant d'être généralisé à tout le pack OFFICE®.

Comme l'interface utilisateur standard proposée par les Assistants d'ACCESS et les modèles fournis avec celui-ci me paraissaient bien pauvres et j'ai voulu que mes applications aient mon "look", toujours basé sur le concept NOUVEAU - RECHERCHE - MODIFICATION - SUPPRESSION.

C'est en décembre 1996, que ma SSII IFA ferma ses portes faute de clientèle suffisante. Durant mon chômage, j'ai encore eu l'occasion de pratiquer le développement sous ACCESS et EXCEL pour un client fidèle dont je devins salarié pendant un mois. Le GRETA de l'Indre me demanda aussi d'animer des stages sur l'utilisation de ces deux célèbres produits Microsoft.

En juillet 1997, je devins salarié d'une SSII artisanale de Villandry en Indre et Loire. Ce fut le début de l'ère ACCESS 97. On me confia la réalisation d'un grand nombre d'applications pour des clients d'activités très variées : séchage de bois, industrie pharmaceutique, mécanique, coiffure, extincteurs, minoterie, négoce... J'eus même à développer une comptabilité standard !

Mais les difficultés s'accumulaient pour cette petite entreprise et on me licencia économiquement début 2000, comme d'autres avant et après moi.

Je me retrouvai donc chômeur et quinquagénaire. J'ai profité de cette oisiveté pour reprendre, dans la sérénité, l'étude du VBA et de la programmation orientée objet.

Puis devant l'impossibilité de retrouver un emploi à cet âge, j'ai décidé de me réinstaller à mon compte, avec la plus petite structure qui soit : celle de la profession libérale.
Plusieurs PME régionales, ainsi que quelques clients d'Ile de France m'ont fait confiance et le travail ne manque pas.
Fort de mes 40 années d'experience, je propose aujourd'hui, à toutes entreprises et administrations de réaliser pour elles des applications sur mesure avec toute l'ergonomie que l'on doit attendre d'un logiciel moderne.

© Alain Pitault 2008